Lecture des livres dont vous êtes le héros
11 Août 2013
Lorsque vous détournez les yeux du cadavre de votre adversaire, vous constatez que les autres royalistes sont également morts, mais à quel prix ! Sur les marches de l'armurerie gisent aussi trois de vos concitoyens. En silence, vos compagnons contemplent avec horreur le gâchis dont ils sont responsables. Et puis l'un d'eux se tourne vers vous avec une détermination farouche. — Maintenant, maître Worden, dit-il, il va bien falloir que vous preniez le commandement. Et vous ne voyez pas comment vous pourriez refuser. Pendant que vos concitoyens se préparent à emporter les fusils et les barils de poudre, vous observez, pensif, les corps des royalistes. Pour que le roi envoie des soldats s'emparer des armes stockées dans les dépôts des comtés, il faut qu'il envisage sérieusement la guerre. Or, si vous êtes de taille à affronter ses soldats lorsqu'ils se présentent par petits groupes, comme aujourd'hui, le roi ne sera jamais vaincu sans qu'il y ait eu au moins une grande bataille rangée. Vous en concluez que la meilleure solution, pour que cette guerre prenne fin rapidement, est de former une compagnie avec tous ceux de vos concitoyens disposés à s'enrôler dans l'armée du Parlement. De retour dans votre ville, vous réunissez à nouveau vos concitoyens et leur soumettez votre projet. Beaucoup d'entre eux vous approuvent, et vous décidez de partir au plus vite pour Londres, en espérant y trouver l'armée parlementaire. Le lendemain, après avoir embrassé votre femme et vos filles, vous prenez la route de la capitale à la tête d'une compagnie.