Lecture des livres dont vous êtes le héros
6 Avril 2013
La virago et ses compagnes sont en train de mettre à sac le saloon. Renversant tables et chaises, elles frappent les cow-boys épouvantés à grands coups de bible et de parapluie. En quelques minutes, la salle se vide tandis que le barman, une bouteille dans une nain, un verre dans l'autre, contemple la scène d'un air consterné. L'une des mégères déchaînées, le usage dissimulé par le voile de son chapeau, brandit une bouteille cassée : de toute évidence, elle vous cherche pour vous faire payer l'impardonnable péché que vous avez commis en improvisant cette fête impie. Heureusement, vous avez réussi à sortir par le fond de la salle, échappant ainsi aux foudres des puritaines. Vous vous trouvez à présent dans une petite pièce sombre où sont entreposés des tonneaux. Sans vous soucier du saccage qui se poursuit dans le saloon. vous vous dirigez vers le fond de la pièce et vous constatez alors qu'il n'y a pas de mur de séparation entre l'arrière de la maison et la paroi rocheuse de la montagne contre laquelle elle a été construite. Cette découverte vous réjouit : le boyau qui donne accès à la caverne où repose Hashkala ne doit pas être loin. Une rangée de tonneaux masque jusqu'à mi- hauteur la surface du roc nu. C'est sans doute là. derrière, que se situe l'ouverture que vous cherchez. Vous décrochez du plafond une lampe à huile dont vous enflammez la mèche à l'aide d'une allumette et vous vous mettez en quête de l'entrée de la caverne. Derrière l'un des tonneaux, vous distinguez des pierres de différentes grosseurs qui ont apparemment servi à boucher un trou dans la paroi rocheuse. S'agirait-il du fameux boyau ? Vous vous hâtez de déplacer le tonneau et d'ôter les pierres. Celles-ci ne sont pas cimentées, mais simplement entassées, et en peu de temps, vous parvenez ainsi à dégager l'entrée d'un passage étroit. Dans le saloon, des clameurs et des bruits de verre brisé continuent de retentir et il vous semble que des pas se rapprochent. Vous vous enfoncez alors dans le boyau et vous vous efforcez tant bien que mal de replacer les pierres derrière vous pour dissimuler l'ouverture et éviter que les furies aux robes noires ne vous poursuivent. Vous avez pris soin, bien entendu, d'emporter la lampe à huile qui vous permet d'éclairer votre chemin. Vous avancez ainsi sur une courte distance, le dos courbé en raison de l'exiguïté du passage et. bientôt, vous parvenez dans un espace plus vaste. La caverne !