Lecture des livres dont vous êtes le héros
18 Août 2013
A la tombée de la nuit, vos hommes se dirigent un par un vers l'entrepôt. Ce sont tous des marins et des soldats expérimentés qui savent se glisser dans l'ombre sans se faire repérer. Bientôt vous êtes tous rassemblés à l'arrière du bâtiment et deux de vos charpentiers se chargent de percer une ouverture dans la paroi de bois en s'efforçant de faire le moins de bruit possible. Vous confiez à quelques-uns de vos hommes la tâche de se rendre à l'entrée de l'entrepôt afin de distraire les gardes en faction et, quelques instants plus tard, vous entendez s'élever des cris qui couvrent le bruit des outils de vos charpentiers. En peu de temps, l'ouverture est percée, et vos marins entreprennent d'aller chercher les marchandises dont vous avez besoin. Les éclats de voix, à l'entrée de l'entrepôt, se sont à présent calmés et vous allez jeter un coup d'œil pour voir ce qui se passe. Vos hommes ont parfaitement réussi à dis traire l'attention des gardes ; ils ont même fait un tel tapage que ces derniers les ont livrés aux soldats du guet qui les ont immédiatement arrêtés. Vous vous présentez alors aux soldats et, feignant la fureur, vous vous déchaînez contre tout le monde à la fois : vous promettez à vos hommes de les faire fouetter pour s'être conduits de cette manière inqualifiable, vous tempêtez contre les soldats pour avoir osé arrêter des marins de votre équipage et vous abreuvez les gardes d'injures pour avoir livré vos hommes au guet. Vous prenez soin de hurler de toute la force de vos poumons afin de couvrir les coups de marteau de vos charpentiers qui rebouchent le trou pratiqué dans le mur de l'entrepôt. Vous finissez enfin par vous calmer et vous parvenez à convaincre les soldats du guet de vous rendre vos hommes pour que vous puissiez leur infliger vous-même le châtiment qu'ils méritent. Trop contents d'être débarrassés de vous, les soldats retournent faire leur ronde et vous repartez aussitôt vers votre navire avec vos marins. Sur le quai, vous retrouvez les autres qui vous attendent, hilares. Ils ont réussi à se procurer toutes les provisions dont vous aviez besoin et le trou a été si bien réparé qu'avec un peu de chance, personne ne s'apercevra du vol. Certes, ce n'est pas de gaieté de cœur que vous avez ainsi dérobé des marchandises à vos compatriotes, mais l'habileté dont vos hommes ont fait preuve en la circonstance vous remplit d'une certaine fierté : tout le monde ne peut pas se vanter de disposer d'un tel équipage !