Lecture des livres dont vous êtes le héros
31 Mars 2013
Vous poursuivez votre chemin dans les jardins du Palais-Royal et soudain, vous avisez un jeune garçon dont le visage vous est familier : c'est le garnement qui se trouvait auprès du baron de la Gaillot- tiére lorsque celui-ci a failli être décapité devant le Chàtelet. Vous vous approchez de lui et vous lui faites une description de M. de Courtemare en lui demandant s'il n'a pas vu ce dernier. — Ça me dit quelque chose, répond le gamin, mais j'aurais besoin qu'on m'aide à me rappeler. Le message est clair : vous glissez un écu dans la paume de sa main tendue.
— Ah, voilà, je me souviens, maintenant, dit-il, il était avec un curé rue de Montpensier il n'y a pas deux minutes.
Vous vous rendez aussitôt dans cette rue et vous apercevez en effet, un peu plus loin M. de Courte- mare en compagnie d'un ecclésiastique : il s'agit de l'abbé Goulot du Pauillac. le confesseur de Mme de Sainte-Mouffle. Vous vous précipitez alors vers les deux hommes, mais à ce moment, une violente explosion retentit. C'est la meule d'un rémouleur qui vient ainsi d'exploser, ou plutôt, la bombe qu'on avait placée dans sa carriole. L'explosion s'est pro-duite au moment précis où M. de Courtemare passait devant la meule. L'espace d'un instant, vous voyez voler un sabot, puis un chapeau. Une épaisse fumée se répand dans la rue et lorsqu'elle se dissipe, M. de Courtemare ainsi que deux autres passants sont allongés sur le sol tandis que des rigoles de sang ruissellent sur le pavé. L'abbé Goulot du Pauillac, lui, est indemne.
— Que s'est-il passé ? vous écriez-vous en vous agenouillant auprès d'Eloi de Courtemare.
— Je... C'est terrible... balbutie l'abbé d'une voix tremblante. Nous marchions en devisant, M. de — Courtemare et moi. et soudain... Oh, mon Dieu, mon Dieu...
— Vous n'avez pas été blessé? demandez-vous à l'ecclésiastique.
— Non, je... J'étais un peu en retrait... Quel malheur, mon Dieu, quel malheur...
M. de Courtemare vit toujours, mais il paraît grièvement blessé. Le bruit de l'explosion a alerté un sergent de police qui se trouvait un peu plus loin. Il vient voir sur place en compagnie de ses hommes et fait le nécessaire pour que les victimes soient secourues. Bientôt, une voiture tirée par deux chevaux vient chercher M. de Courtemare pour le ramener chez lui. L'abbé paraît commotionné, mais il n'a pas la moindre égratignure.
— Mon Dieu, quel malheur, répète-t-il, pauvre monsieur de Courtemare, lui qui allait devenir ministre...
Et voilà : le Masque de Sang a gagné, Eloi de Courtemare a été éliminé, provisoirement, tout au moins. En proie à une profonde consternation, vous vous demandez ce qu'il convient de faire à présent. Vous avez réuni de nombreux éléments au cours de votre enquête et si vous avez su opérer les bons choix, vous avez sûrement une idée de l'identité de l'homme ou de la femme — qui. dans l'ombre, tire les ficelles du Masque de Sang. Tandis que l'abbé s'éloigne d'un pas chancelant après vous avoir salué, vous prenez une décision. Mais attention : cette déci-sion sera définitive. Si vous faites un mauvais choix, votre mission sera condamnée à l'échec. Aussi, réfléchissez bien. L'instant est crucial ! A votre avis, que faut-il faire pour arriver à connaître la vérité ?
Suivre l'abbé Goulot du Pauillac qui vient de s'en aller ?
Aller chez Mme de Samte- Mouffle pour lui parler du Masque de Sang ?