Lecture des livres dont vous êtes le héros
26 Mars 2014
− Ce serait bien si tu pouvais trouver quelque chose pour briser les chaînes, me suggéra le père d'Ana. Ils ont peut-être laissé traîner des outils dans le coin.
Je fouillai rapidement la cabane mais elle était aussi vide que me l'avait indiqué mon premier coup d'oeil. En désespoir de cause, je pris une épée encore dans le fourreau d'un ennemi puis m'approchai avec circonspection de Siméon. Celui-ci tendit ses jambes devant lui et j'infligeai avec le tranchant de l'arme des coups violents sur la chaîne. L'entreprise
n'était pas aisée. Je devais toujours viser le même endroit pour y éroder le métal tout en dosant ma force, au risque de voir ma lame déraper et infliger une blessure accidentelle au prisonnier. Je frappai sans relâche, sous le regard angoissé d'Ana qui se détournait fréquemment pour voir par la porte béante si des ennemis n'étaient pas en train d'approcher. Les tintements sonores produits par mon travail ne pouvaient en effet qu'attirer l'attention des pillards si certains se trouvaient dans les parages.
Alors que le découragement commençait à me gagner, un maillon sauta enfin et Siméon put se dégourdir les jambes quelques instants avant que je ne m'attaque ensuite aux liens qui lui emprisonnaient les mains. La fatigue gagnait mes muscles et ma lame s'émoussait rapidement. Nous perdîmes encore un temps précieux avant de voir la chaîne se briser en
deux morceaux qui pendouillèrent des bracelets métalliques. Le tavernier observa ces derniers avec satisfaction.
− Bah… je trouverai bien un moyen de les retirer plus tard. Allez, fichons le camp !
Heureux d'avoir retrouvé sa liberté de mouvement, il se dirigea vers la sortie mais en grimaçant quelque peu car sa captivité l'avait physiquement amoindri. Il était en train de se saisir d'une lance qui gisait dans l'herbe quand de furieux aboiements éclatèrent soudain en provenance des bois. Sous nos yeux terrifiés, trois molosses au pelage noir et marron
surgirent des arbres pour courir dans notre direction en traversant la clairière. Minces, presque efflanqués, des oreilles pointues, des gueules allongées aux babines retroussées et écumantes, ces chiens n'avaient aucune similitude avec ceux que je connaissais. Mes premières pensées furent pour Ana et son père affaibli.
− Filez ! leur lançai-je d'un ton péremptoire. Je vous rejoindrai.
Et sans leur laisser le temps de répondre, je m'avançai héroïquement à la rencontre des démons canins.
3 CHIENS DE GUERRE :
Adresse 19
Défense 14
Bonus de Force 2
Vitalité 36
Joan a l’Initiative.
S’il remporte ce combat déséquilibré.