Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

Publicité

403

L'escalier s'avéra seulement éclairé par une unique torche. Il ne descendait en pente
douce que sur une trentaine de marches avant de déboucher sur un boyau parfaitement
circulaire, large comme deux hommes et plongé dans les ténèbres.
· " Bizarre… ".
Mon murmure glissa le long des murs de roche puis se termina sur un très faible écho
issu de l'obscurité. Garett sortit alors de son havresac une lanterne cabossée, y versa une
mesure d'huile avant d'en enflammer la mèche. Sans tenir compte de mon inquiétude à
haute voix formulée, il s'avança de nouveau en premier dans le tunnel horizontal, son
poignard de jet toujours dans une main et sa lanterne désormais dans l'autre. Comme
Duncan lui emboîta le pas sans broncher, je le suivis également en notant toutefois
combien les parois autour de nous avaient pris un aspect étrangement lisse.
Nous atteignîmes rapidement un endroit traversé par un fort courant d'air en provenance
d'un puits ouvert dans le plafond. La sombre ouverture était aussi large que le passage
que nous suivions. Personne ne pipa mot et nous reprîmes en hâte notre progression afin
d'échapper à la morsure glaciale du vent coulis qui s'échappait par ce nouveau boyau.
Le tunnel amorçait enfin une légère courbe quand une terrible secousse fit trembler le sol.
Le choc venait de l'arrière et nous nous retournâmes plein d'appréhension, sans nous
soucier des petits cailloux qui tombaient en pluie fine sur nos têtes. Rien ne bougeait à la
périphérie de notre halo lumineux mais un glissement sonore nous avertit que la menace
se dirigeait vers nous et qu'elle n'allait pas tarder à faire son apparition. Quelque chose
approchait rapidement en se frottant aux bords du conduit. Le tunnel fut soudain empli
par d'infects relents de soufre et de viande décomposée : l'haleine du monstre sans aucun
doute.
Nous hurlâmes tous les trois à l'unisson et un grondement caverneux nous répondit,
comme si la bête jubilait d'entendre nos cris de terreur. L'instinct de survie nous poussa à
détaler avec pour seule guide la lumière tressautante de Garett qui dansait le long des
parois. La puanteur et les frottements contre la pierre s'accentuaient tandis qu'approchait
notre gigantesque poursuivant. A mon grand désespoir, le couloir quant à lui semblait
vouloir se prolonger à l'infini.

Si Joan continue néanmoins de courir,

s'il s'arrête pour faire front.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article