Lecture des livres dont vous êtes le héros
7 Juillet 2014
Trois épées plantées dans le sol comme des buts de cricket... un solide filet... une boule de fer hérissée de pointes... et là-bas sous l'arbre, à demi couvert par un pan de toile, un gourdin traversé d'un clou, plusieurs casaques capitonnées et des casques métalliques. Tout cet attirail se résume en un mot : Pogolfit, le sport le plus meurtrier connu de l'humanité, maintenant interdit en Avalon pour sa cruauté mais encore pratiqué avec enthousiasme par les Ecossais (ils étaient leaders du championnat l'an dernier et semblent, actuellement, bien placés pour remporter la coupe). Heureusement, il semble qu'il n'y ait personne dans les parages.
La voix, tout près de votre oreille droite, vous fait sauter comme un diable de sa boîte. Vous pivotez sur les talons et vous trouvez face à face avec un arbitre d'âge canonique portant plusieurs chapeaux superposés et tenant par la bride un poney. Derrière lui, telle une armée de barbares, s'avancent en roulant des épaules deux équipes de Pogolfit écossaises, leurs sporrans bourrés de rondins ajustables les uns aux autres. Ils vous dévisagent avec une insistance et une sorte d'avidité inquiétantes La dernière fois que vous avez joué au Pogolfit, vous avez fini fiché dans le sol, les pieds les premiers, comme un pieu humain. Mais, comme toujours, vous avez le choix.
La partie de Pogolfit peut commencer.
Mais vous pouvez poliment refuser l'invitation et choisir une autre destination sur votre plan.